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ERPÉTOLOGIE GÉNÉRALE HISTOIRE NATURELLE

COMPLÈTE

DES REPTILES.

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TOME NEUVIÈME.

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ERPÉTOLQGIE

GÉNÉRALE

HISTOIRE NATURELLE

COMPELÈTE

Par A.-M.-C. DUMÉRIL,

MEMBRE DE L'INSTITUT, PROFESSEUR DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE,

PROFESSEUR ET ADMINISTRATEUR DU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE , ETC. EN COLLABORATION AVEC SES AIDES NÂTURALISTES AU MUSEUM ,

FEU G. BIBRON, PROTESSEUR D'HISTOIRE NATURELLE A L'ÉCOLE PRIMAIRE SUPÉRIEURE DE LA VILLE DE PARIS ; | nr

gr À. DUMÉRIL, fl ) (1 |

PROFESSEUR AGRÉGÉ DE LA FAGULTÉ DE MÉDECINE POUR V'ANATOMIE EP LA PHYSEOLOSIR.

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TOME NEUVIÈME.

- COMPRENANT L'EISTOIRE DES BATRACIENS URODÉLES, PLUS, UN RÉPERTOIRE OU CATALOGUE MÉTHODIQUE DE TOUS LES REPTILES DÉCRITS DANS LES NEUF VOLUMES; AVEC DES TABLES GÉNÉRALES POUR LE TEXTE ET POUR LES FIGURES.

QUVRAGE ACCOMPAGNE DE PLANCHES.

PARIS.

LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET {RUB HAUTÉFEUILLE, 12,

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185%.

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AVERTISSEMENT.

)

Après de longs retards, indépendants de notre volonté,

nous terminons enfin la publication de l’Aistoire générale des Reptiles, par la description des Uropëzes. Cette dernière division de l’Erpétologie était rédigée, dès l'année 1841, lorsqu'a paru le huitième volume qui commençait l'Histoire du quatrième Ordre, celui des Bairaciens. * Nous déclarions alors que nous nous trouvions arrêtés par les grandes diflicullés que nous présentait l’ordre irès-nombreux des Serpents. Les caractères extérieurs de ces Reptiles sont en effet tellement semblables, chez la plupart des espèces, que nous ne trouvions plus, dans l’ensemble de leur conformation, des particularités suffisantes et nécessaires pour établir des distinctions même de premier ordre et telles qu’en avaient fournies aux Naturalistes les différentes classes des autres animaux plus faciles à subdiviser en Sous-Ordres, en Familles, en Genres et même en Espèces.

Nous croyions avoir heureusement surmonté cette difficulté et notre travail était terminé, lorsque sont survenus les embarras du commerce de la librairie. Dès que ces obstacles ont été levés, comme notre manuscrit était rédigé depuis plusieurs années, le iexte, malgré l'étendue des détails qu'il renferme, a pu être livré de suite à l'impression, et les trois derniers volumes ont élé ainsi publiés en quelques mois.

REPTILES, TOME 1x. a.

t

vi AVERTISSEMENT. |

£ Nous ne donnerons pas comme supplément, ainsi que nous nous l’étions proposé, l'indication des espèces de Reptiles parvenues à notre connaissance depuis la publication des divers volumes de cet ouvrage, parce que celles de ces espèces qui étaient les plus importantes à indiquer, se trouvent maintenant signalées et pour la plupart classées consignées à la place qu’elles doivent occuper, dans le Réperioire général par lequel nous terminons celte Erpétologie. Quelques autres, qui nous manquaient, et sur l'existence desquelles il nous restait des doutes, auraient pu nous entrainere à des déterminations incertaines que nous avons cru devoir éviter. | Lay

Au surplus, une Table alphabétique génerale est destinée à faire retrouver, dans les neuf volumes, les pages sont inscrits les noms de tous les Ordres, Sous-Ordres, Familles, Tribus et Genres des espèces de Reptiles qui y sont décrits. Chaque volume, d’ailleurs, contient à part des tables méthodiques et alphabétiques des noms adoptés ei même de ceux qui ont été proposés par d’autres auteurs, mais avec les renvois nécessaires pour les faire retrouver au besoin.

On trouvera constamment dans cet ouvrage l’éfymologie des noms employés pour désigner les Ordres, les Familles et les Genres, soit qu'ils aient été proposés par nos devanciers, soit qu'il nous ait paru nécessaire d'en produire de nouveaux. |

Quant à la synonymie, nous avons pris un soin très particulier, surtout dans les derniers volumes et pour chaque espèce, de disposer les noms des Auteurs cités, d’après leur série chronologique, parce que cette

AVERTISSEMENT. VIi

disposition en fait connaître l’ordre successif et de plus en plus perfectionné par les Naturalistes. À chacun des articles principaux de nos dix volumes, on trouve tous les détails bibliographiques nécessaires et une appréciation des travaux de nos devanciers.

C'est avec confiance que nous livrons aujourd’hui cet ouvrage sur l'Histoire naturelle des Reptiles, aux progrès ultérieurs que cette branche de la zoologie est appelée à obtenir. Nous avons l'espoir que nos travaux pourront beaucoup faciliter les études comparatives, qui seules doivent servir à l'avancement de la science. Ce sera la récompense la plus flatteuse du travail ardu et consciencieux auquel nous avons nous livrer, pour répondre à la confiance du Gouvernement, pendant les cinquante-quatre années que nous avons été appelé à professer au milieu et à l’aide de la collection erpétologique la plus nombreuse qui existe actuellement dans le monde entier,

Au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, le 30 Mai 1854,

|;

A

TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES

CONTENUES DANS CE NEUVIÈME VOLUME.

SUITE DU LIVRE SIXIÈME, DE L'ORDRE DES BATRACIENS.

CHAPITRE VE.

TROISIÈME SOUS-ORDRE DES BATRACIENS,.

LES URODÈLES.

Considérations générales sur les Paie de ce Sous-

Ordre. - e e 0 À e e e e 1 Historique de la be fair Uinéèlez Ad nine Le. T8 Division de ce Sous-Ordre en trois Familles principales. 34

CHAPITRE VII. PREMIÈRE SECTION. LES ATRÉTODÈRES. UNE SEULE FAMILLE: LES SALAMANDRIDES. Lre FAMILLE. LES ATRÉTODÈRES ou SALAMANDRIDES.

Tableau analytique des Genres de cette Famille . . £3 1. Genre. SALAMANDRE . . . 49 1. S. Terrestre ou täthetfe, D. 101, fe. 1 52 2. S. de Corse, pl. is fes DA Me 61 SE NOTES oui de pe Le 62 BUS ODAQUe at. sie en.) 67 2.e Genre. SALAMANDRINE OU SEIRANOTE . . . 68

1, S.à Loneltes DD dE, fe. 2 à , 69

TABLE MÉTHODIQUE

9." Genté. PLENRODELE à.) LUN ant Le

1. P. de Walil, pl. 103, fig.1etpl, 102 fig. 9

| &,e Genre. BRADYBATE. & & e [2 e L] e é

1.

BONNE 7000 a le

5.e Genre. CYLINDROSOME. .

1. g. 9. &.

1. 2: Je

C. Longue-Queue C. Rubanné. ; HOIUEMeNRE Li CIE EPP

D à, Oreilles se Cu

6.e Genre. PLÉTHODONTE . P: VNariolénx: 2" :

P. Brun, pl. 94, fig. dep ot A. 3. P, Dos-Rouge:c: mme miléée

1. Genre: POLITOGEOSSE.. LV

4: 2.

B. Rouge B. Deux-Lignes.

s’

3. B. Mexicain, pl. 101, fig. à et ol 106,

8. Genre, Ha REY

æ

4. E. à Taches, pl. 101 #4 5 : 2. E. Nébuleuse : «+. à 9.° Gepre.. AMBXSTOME, + e— rime 1. A. Argus D. Ac NOTE : 8. À. à Bandes, pl. 101, fe. 6 et pe 105, LCA FIST US UN EUR PE) 5. A. Taupe gout 6. A. Taches-Carrées : . . 1. A8 FAURE We 10.° Genre. GéoTRITON 4. G. de Savi, pl.102, is. 2 et pl. 93 ie à. 11.9 Génre. ONYCHODACTILEL . . . ,. °. 1, O. de Schlegel, pl, 93, . +. : .

71 72 75 76

71 78 79 80 81 82 83 89 86 88 89 91 94

97 99 100

101 105 105 107 108 109 110 110

111 112

115 114

19,e Genre. 4. à, 13.9 Genre.

DES MATIERES. -

DÉSMODA GT TEE 0 NPOROUOMENR SU ra Éenssanne te a A EAU D. Taches-Noires rit us

PP ÉORONe el di oO US en au

Table synoptique de ce genre. . . , .

14. Genre.

4. 7

15.9 CRE

4, 16.° Genre.

T.-a Crète nl 108, he, 2 el 9 EL. Mafbré, pi HR us hs = FT, des PVrencoss Aa 8 à

D Petile- Create

T. Ponciué .

Ed Bandes... MANIERE

de des Klpes. M in Ale fat e T. Abdominal ou eu he T. Rugueux.

TL Cendré . à . T. Recourbé, pl. 106, fig. 2. - T. Poncticulé, pl.106 jo 201109 1ig. TL, d0RHIbrOn...:.. nd AN T. Très-ponctué. . . A T. Symétrique, pl. 107, É D on de DOS Lo le de Haldémans oo 0 0 0 ÉUAROCR à.

E. de Rusconi

E. de Poiret, pl. 107, fig. Let202 Ge. ù, 6 XIPHONURE, 4 à “ei Tale à

X. de FOOD oi mie Pi Le 5 TRITOMÉGAS ratés

Liste alphabétique des Salamandres indiquées sous ce nom par les Anglo-Américainset synonymie.

Seconde liste des espèces de Salamandres Euro- péennes avec leur synonymie correspondante. .

xU TABLE MÉTHODIQUE CHAPITRE VIIL SECONDE SECTION. LES TRÉMATODÈRES, DEUX FAMILLES: LES PROTÉIDES ET LES AMPHIUMIDES. II. FAMILLE. LES PROTÉIDES ou PHANÉROBRANCHES.

Tableau synoptique de cette Famille. 204 AD 1. Genre STRÉDON Ou ATXOLOR, "0 A7 MG

4. .S: de Hüumboldé #2: 2707 + >

2. S. de Harlan, pl. 95 , fig. 1 et 1 Gus. TBE

2.9 Genre. MÉNOBRANCHE. . . Re MER LUE 1. M. Latéral, pl. 95, fig. ? A RAP Le Genre PAODER 0 2 2.100

1. P. Anguillard, te 96 . Det2 a 196

"A. Genres SIRENE 200777 PREMIERE ET AIRES

15"S5"Lacertmes pl. 96 , fig. 1 (S. strice). 193

CHAPITRE IX. IIN.e FAMILLE. LES AMPHIUMIDES ou PÉROBRANCHES.

1. Genre. Ampmüme. pl. 108, et 96 fig. 3. . . 9201 1. A. à deux doigts et à trois doigts. . 203 2. Genre. Ménoroue, pl. 94, fig. 1 et 1 a. . . 205

APPENDICE. —DE LA LEPIDOSIRÈNE ... . . . 907

Répertoire ou résumé systématique et méthodique des Ordres, Familles, Genres et espèces des Reptiles dont l'Histoire et Les Descriptions sont comprises dans l’Er- pétologie-générale "ue gr a FORTE MS

Les Reptiles divisés en quaire Ordres bien Rd 217

PREMIER ORDRE.

Les CHÉLONIENS ou TORTUES, Distribués en quatre Sous-Ordrés ou Familles: 4: 4 ..1.4#a 4 4 918

I. Les CmersiTres ou Tortues TERRESTRES. Quatre Genres. 219 1: Tortue, 2. Homopode. 8. Pyxide. 4, Cinixys . 220

DES MATIÈRES, XIII Il. Les Éconrres ou Tortues paLuDINEs. 2 Sous-Familles. A. Les Cryptodères. Sept Genres. . . . 293 5. Cistude. 6. Emyde. 7. Tétronyx. 8. D ra 9. Emysaure. 10. Staurotype. 11. Cinosterne. . 230 B. Les Pleurodères. Sept Genres. . . AE 12. Peltocéphale. 13. Podocnémide. 14. Bent 15. Sternothère. 16. Platémyde. 17. Chélodine. MON CREUOI RE PONS ARR RER ANR 097 III. Les PoramiTes ou TORTUES FLUVIALES. Deux Genres 236 F9 Cvinopoue. 20: Crypiopode - . . . "2 997 IV. Les THALASSITES TORTUES MARINES. Deux Genres 238 921. Chélonée. 22. -Spharoide 4: .. 239 DEUXIÈME ORDRE. Les SAURIENS ou LÉZARDS. Divisés en huit Sous- Grues oi hamalles ed Oo sue 241 I. Les Crocopiciens ou Aspiniotes. Trois Sous-Genres. 243 1. Caiman. ®. Crocodile. 3. Gavial . . IT, Les CAMELEONIENS ou CaécLorongs. Un Genre 245 1. Caméléon. DR MEENS 245 IL. Les GEckoTIENs ou AscaraABoTes. Sept Genres. 246 1. Platydactyle. 2. Hémidactyle. 3. Ptyodactyle. £. Phyllodactyle. 5. Sphériodactyle. 6. Gymno- dactyle. 7. Sténodactyle. . . . 246 à 255 IV. Les VARANIENS ou PLATYNOTESs. Deux Genres . 256 D Naran 2 Hélbdermes te a) 087 V. Les IauaniENs ou Eunores. Deux Sous-Familles. 258

À. Pleurodontes. 33 Genres. 1. Polychre. 2. Lai- mancte. 3. Urostrophe. 4. Norops. 5. Anolis. 6. Co- rythophane. 7, Basilic. 8. Aloponote. 9. Ambly- rhinque. 10. Iguane. 11. Métopocéros. 12. Cyclure. 13. Brachylophe. 14. Enyale. 15. Ophryesse. 15 bis Ophrÿessoide. 16. Léiosaure.. 16 bis. Diplolème.

XIV TABLE METRODIQUE

17. Upéranodon. 18. Hypsibate. 19. Holotropide. 20. Proctotrète. 21. Tropidolépide. 22. Phryno- some. 23. Callisaure. 24. Tropidogastre. 25 Mi- crolophe. 26, Ecphymote. 27. Sténocerque. 28. Strobilure. 29 + 30, Oplure. 31 Do- FYphores rt, Sale. “io id 0 RAT

B. Acrodontes. Quinze Genres. 32. Istiure. 33 Galéotes. 34, Lophyre. 35. Lyriocéphale. 36. Otocrypte. 31. Cératophore. 38. Sitane. 39. Chlamydosaure. 40. Dragon. 41. Léiolépide. 42. Grammatophore. 43. Agame. 4&. Phrynocéphale. 45. Stellion. 46. FOURHE=QUENE ES Se ivre ee ee CS) DA

VI. Les LAcERTIENs ou Aurosaures. Dix-Neuf Genres. 9283

1. Crocodilure. 2. Thoricte. 3. Neusticure. #. Apo- _romère. 5. Sauvegarde. 6. Ameiva. 7. Cnémido-

phore. 8. Dicrodonte. 9. Acrante. 10. Centropyx.

11. Tachydrome. 12. Tropidosaure. 13. Lézard.

1%. Psammodrome. 15. Ophiops. 16. Calosaure.

17. Acanthodactyle. 18. Scapteire. 19. Erémias. 283 à 292

VII. Les CHALGIDIENS ou CYCLOSAURES. Seize Genres divisés en deux Sous-Familles. Les FACE et les Glyptodermes. . . ë + +): 00e

À. Ptychopleures. 1. Zonure. 2. Tribonolote. 3. Ger- rhosaure. 4. Saurophide. 5. Gerrhonotes. 6. Pseu- dope. 7. Pantodactyle. 8. Ophisaure. 9 Ecléope. 10. Chamæsaure. 11. Hétérodactyle. 12. Chalcide. 293 à 298

B. Glyptodermes. 13 Trogonophide. 14. Chirote. 15. Amphisbène. 16. Lépidosterne. . . . . 298à301

VII. Les Scmcoïniens. ou Lépiposaures. Trente-Deux Genres divisés en trois Sous-Familles , . . . 301

À. Saurophthalmes, 1, Tropidophore. 2. Scinque.

3. Sphénops. 4, Diploglosse. 6. Amphiglosse. 6.

DRS MATIERES, XV Gongyle. (Gongyle. Eumèces. Plestiodonte. Ly- sosome. Léiolépisme, Tropidolesme.) 7. Cyclode, 8. Trachysaure. 8 bis: Sibulosaure. 9. Hétérope. 10. Campsodactyle. 11. Tétradactyle, 12: Hé- miergis. 13. Seps. 14. Hétéromèle. 15. Chélomèle. 15 bis. Anomalope. 16. Brachymèle. 17. Brachys- tope. 18. Nessie, 19 Evésie. 20. Scélote. 21. Pré- pédite. 22, Ophiode. 23. Orvet. 24. Ophiomore.

Q5,:Acontias » .. |. deu be 301 à 315 B. Les Ophiothalmes. 26. pres 27. Gymnoph-

thalme. 28. Lériste. 29. Hystérope, 30. Lialis. 313 à 314

C. Les Typhlophthalmes. 31. Dibame. 32. Typhliné. 314 TROISIÈME ORDRE DES REsnLÉS, Les SERPENTS ov OPHIDIENS, Divisés en cinq Sondes DT RIDUSe Lait 20 cululemnort. : 91) Premier Sous-Ordre ou Tribus des Ophidiens, Les OPOTÉRONOTES VERMIFORMES . . . 316 I. Les ÉPANODONTIENS. Six Genres. . . 816

1. Pilidion. ©. Ophthalmidion. 3. Caihétorhine: &. Onychocéphale. 5. Typhlops. 6. Céphalolépide 316 à 319

IT. Les CATODONTIENS. Deux Genres . . +. . . 3920 LCAtodonte STE tome, Ne EMISSIONS 140 0 Deuxième Sous-Ordre ou Tribu des Ophidiens. Les AGLYPHODONTES ou AXÉMIOPHIDES, Divisés en douze Familles 02h An ot ve O0

I. HoLononriens. Six Genres . ; Lette ONG SAT 1. Morélies 2. Python. 8, Liasiss 4, Nardoa.

D, Rouleau. 6. Xénopeltis. . « . 4 , 821et 322

IT. APROTÉRODONTIENS. Douze Genres : «4 4 « 323

À. Érycides, 1, Éryx. 2, Gylindrophis , . . . 323

XVI TABLE MÉTHODIQUE. B. Boeides. 3. Enygre. 4. Leptoboa. 5. Tropidophis. 6. Platygastre. 7. Boa. 8, Pélophile. 9. Eunecte. 10. Xiphosome. 11. Epicrate. 12. Chilabrothre 324à 327

III. AcROCHORDIENS. Trois Genres . -. -. -. +. , 3928 1. Acrochorde. 2. Chersydre. 3. Xénoderme . : 328 IV. CaraAMarIens: Neuf Genres . . 329

1. Oligodon. 2. Calamaire. 5. nétdbboe. ï. Ho- malosome. 5. nabäit 6. Elapoide. 7. Aspidure. 8. Carpophis. 9. Conocéphale. , + °0/"899 24332

V:. UréROEISSIENS. Quatre Genres "2. OPEN 5 5 1. Rhinophis. 2. Uropeltis. 3. Colobure. £. Flectrure 333

VI. PLAGIODONTIENS. Genre unique. Plagiodonte . , 334 VIL. CorxPHODONTIENS. Genre unique. Coryphodon . 334

VIII. IsonontiEens. Neuf. genres. . . | 339 1. Dendrophide. 2. Herpétodryas. 5 Chou &. Spilote, 5. Rhinechis. 6. Élaphis. 7. Ablabès. 8. Calopisma. 9. Trétanorhine . . . . 339 à 339 IX. Lycononrrens. Quatre Tribus ou Grands-Genres . 340 À. Boëdoniens. 1. Boëédon...... 2).

B. Lycodoniens. 2. Lycodon. Cyclocore. Cercaspis .

Sphécôdesiifphites 0.500000 à lee m8

C. Eugnathiens. 3. Eugnathe. Mon. Alopécion. | Hétérolépide. Lamprophis. . . . . . . . 34%

D. Paréasiens. LE. Paréas. Aplopelture. Dinodon, | LOTONOME 0 EPSON SPP

X. LEPTOGNATHIENS. Douze genres. . . BU GE

1. Pétalognathe. 2. Dipsadomore. 8. Loptéitatle: L. Cochliophage. 5. Hydrops. 6. Rachiodon. 7. Platyptéryx. 8. Sténognathe. 9. Ischnognathe. 10. Brachyorrhos. 11. Streptophore. 12. Strem- mälogaaihé, 9:20 dur de ee ani Let GE

DES MATIÈRES. Xvii

XI. SYNGRANTÉRIENS, Quatre Genres . . . . ,. 347 * 1. Leptophis. 2. Tropidonote. 8. Coronelle. 4. SOLS. : d0 AT MNAnS c MNOT A 000

XII. DIACRANTÉRIENS. Dix Genres. . . 351 1. Dromique. 2. Périops. 3. Stégonote. ”. nie 5. Liophis. 6. Uromacre. 7 Amphiesme. 8. Héli- co 9. Xenodon. 10. Hétérodon. . . . 351à354

Troisième Sous-Ordre ou Tribu des Ophidiens. | Les OPISTHOGLYPHES ou APROBÉROPHIDES 00

Six Familles. Oxycéphaliens. Sténocéphaliens. Ani- sodontiens. Platyrhiniens. Scylaliens. Dipsadiens.

I. Les OxicÉPHALIENS. Quatre Genres . . 390 1. Xiphorinque ou Langaha, 2. Dryine. 3. Oxvhele: PA RONS de lt 4 a 2 901

Il. Les STÉNOCÉPHALENS. Quatre Genres +. . 358: 1. Elapomorphe. 2. Erythrolampre. 3. nl cran: &. SténorrNine 0 st 0 se Arno. SE

III. Les ANIsononTIENs. Huit genres. . . . 300 1. Bucéphale. 2. Hémiodonte. 3. Pa Lois &. Chorisodon. 5. Opétiodon. 6. Tarbophide. 7. Ly- cosnaihe, 9. Tomodonte ;..,. . ,. . .. 900 à 262

IV. Les PLATYRHINIENS. Sept Genres. . . . . . 363 1. Hypsirhine. 2. Euroste. 3. Trigonure. 4. Campy- lodonte. 5. Homalopside. 6. Cerbère. 7. Erpéton . 364

V. Les SCYTALIENS. Six Genres se Le + 369 1. Rhinosime. 2. Rhinostome. 3. Saytale. L ui _chyruton. 5. Oxyrhope. 6. Chrysopélée. . . 366-367

VI. Les DipsaDiens. Huit Genres. . . 368 4. Télescope. 2. Rhinobothrye. 3. Jar L. Triglyphodonte. 5. Dryophylax. 6. Cœlopeltis.

1, Dipsas, 8,1 Bétéqure Rata 872

xvHI TABLE MÉTHODIQUE. Quatrième Sous-Ordre ou Tribu des Ophidiens. Les PROTÉROGLYPHES ou FALLACIFORMES. . 3173,

Deux Familles : Les Conocerques et Îes Platycerques. I. Les Conocenques ou Terresrres. Neuf Genres . « 373 1. Élaps. 2. Pseudélaps. 3. Furine. 4. Trimérésure. 5, Alecto. 6. Sépédon. 7. Causus. 8. Bongare. PNA Ne ne on à NRA e DIN DST TE IT. Les PLATYCERQUES ou AQUATIQUES. Six Genres . . 388 1. Plature. 2. Aipysure. 3. Disteire, 4. Pélamide. 5. Acalypte. 6. Hydrophide. , , . . . 381-382

Cinquième Sous-Ordre ou Tribu des Ophidieus,

Les SOLÉNOGLYPHES ou VIPÉRIFORMES . . 383 Deux Familles, les Vipériens ei les Crotaliens. I. Les VipÉriens. Six Genres. . . +... : 209 1. Acanthophide. 2. Pélias. 3. Vipère L. Echidnée. D. Céraslé: 6 ECM 0 5 SR IT. Les Crofaztens. Six genres .: : 44.027 0n980 4. Crotale. 2. Lachésis. 3. Trigonocéphale. &. Léiolépide. 5: Bothrops. 6. Tropidolaime . . 387-388 QUATRIÈME ORDRE DES REPTILES. Les BATRACIENS ou GRENOUILLES . . . . 389 Trois Sous-Ordres. Les PÉROMÈLES, les ANouRESs ct les

URODÈLES. Premier Sous-Ordre,

Les PÉROMÈLES ov OPHIOSOMES. Quatre Genres. 390 1, Cécilie, 2. Rue 3. HORS &. Rhina- tréme 00e « NE dE

Deuxième Sous-Ordre,

Les ANOURES , Divisés en deux Groupes : : Les Phanéroglosses et les Phrynaglosses , , , 392

DES MATIÈRES. XIX

Premier Groupe. Les PHANÉROGLOSSES appartiennent

à trois Familles. F. Les Raniformes. IL, Les Hylæ- formes. IL. Les Bufoniformes.

I. Les RanirorMEs. Seize Genrés , , DU en an

1. Pseudis. 2. Oxyglosse. 3. Étenvitiéé &, Cystie gnathe. 5. Léiupère. 6. Discoglosse. 7. Cérato- phrys. 8. Pyxicéphale. 9. Calyptocéphale. 10. Cy- cloramphe. 11. Mégalophrys. 12 Pélodyte. 13. Alytes. 14. Scaphiope. 15.Pélobate. 16. enr 393à 400

Il. Les HvzærorMEs. Seize Genres . . , 400

INT.

4. Litorie. 2. Acris. 3. Limnodyte. 4. Polypétiate. 5. Ixale. 6. Eucnémide. 6 bis. Hylambate. 7. Ra- chophore, 8. Trachycéphale, 9, Rainette. 10 Mi- crhyle. 11.Cornufère. 12.Hylode. 13.Phylloméduse. 14. Elosie, 15. Crossodactyle. 16, Phyllobate. 401 à 409

Les BuroniFormes. Douze Genres a 419 1. Dendrobate. 2. Rhinoderme. 8. Atélope. 4. te paud. 5. Phrynisque. 6. Brachycéphale. 7. Hylæ- dactyle. 8. Plectrope. 9. Engystome. 10 Upéro- donte. 11. Bréviceps. 12. Rhinophryne . . 410 à 415

Deuxième Groupe. Les PHRYNAGLOSSE ou PIPÆFOBMES.

Ce Groupe ne comprend que deux Genres. ie sn DÉPDIDA OU RETOUR. Os à «à 017

Troisième Sous Ordre,

Les URODÈLES ou BATRACIENS qui ont une queue 418 Divisés en trois Familles : 1. Atrétodères ou Salaman- -drides. IX. Protéides ou Pérennibranches. III. Am-

phiumides ou Pérobranches

Ï. ATRÉTODÈRES Ou SALAMANDRIDES. Seize Genres . . 418

1. Salamandre. 2. Salamandrine, 3. Pleurodèle. E, Bradybate. 5. Cylindrosome. 6, Pléthodonte.

SL TABLE MÉTHODIQUE.

7. Bolitoglosse. 8. Ellipsoglosse. 9. Ambystome. 10. Géotriton. 11. Onychodactyle. 12. Desmo- dactyle. 13. Triton. 14. Euprocte. 15. Xiphonure. 16. Titomégas LOS NS IS à 178

Il.- PROTÉIDES OU PÉRENNIBRANCHES. Quatre Genres. . 427 1. Sirédon. 2. Ménobranche. 3. Protée. 4. Sirène. 428

KI. AMPHIUMIDES OU PÉROBRANCHES. Deux Genres. . 429 1. Amphiume. 2. Ménopome . . :. . . . 429

: 206

Table Alphabétique des noms d'Ordres, de Familles et de Genres, adoptés ou non parmi les Urodèles. 431

Appendice sur la Lépidosirène . .

Table alphabétique générale des noms de tous les Ordres, Sous-Ordres, Tribus, Familles et Genres des Reptiles contenus dans chacun des volumes de cet OUVrage. M soma NON

HISTOIRE NATURELLE

DES

REPTILES.

SUITE DU LIVRE SIXIÈME

DE L'ORDRE DES BATRACIENS.

D

Eee

CHAPITRE VI.

TROISIÈME SOUS-ORDRE DES BATRACIENS.

LES URODÈLES. .

8. I. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES REPTILES COMPRIS DANS CE SOUS-ORDRE.

Le premier, parmi les Naturalistes, j'ai cru devoir rappro- , cher, réunir et caractériser, d’une manière absolue , d’après un caractère évident, exprimé par le nom même, toutes les espèces de Reptiles Batraciens qui constituent aujourd’hui le sous-ordre des UropëLes (1). Cette dénomination m’ayant paru très-convenable pour exprimer, en un seul mot, une

. (1) De Ovpæ, queue, cauda, et de AyAos, manifeste, evidens. & Caudatus, dénomination et distinction établies par moi: 1.° en 1804, Traité élément. d’'Hist. nat. ,t. IL; 2.° en 1805, Zoologie analytique;

5.° en 1807, Magasin encyclopédique , Mém. de Zoologie et d'Ana- tomie.

REPTILES, TOME IX, 1

à

à BATRACIENS URODÈLES

particularité fort importante, puisqu'elle indique la confor- mation et, par suite, la structure et les habitudes des ani- maux de cet ordre qui, seuls, conservent la queue peydant toute la durée de leur existence , laquelle est cependant sou- mise aux transformations ou à la métamorphose complète que subissent tous les autres Batraciens. = Ce caractère extérieur si manifeste , emprunté à la présence d'une queue persistante pendant toute la durée de la vie chez les UropëLes, est réellement en opposition directe avec l’ab- sence de ce même appendice qui distingue les deux autres sections de cet ordre de Reptiles, dont la colonne vertébrale est constamment tronquée au-dessus de la terminaison du tube intestinal. _ Ainsi, dans les Anoures, sous leur dernière forme, le corps est plat, court et large, lorsque les quatre pattes se sont entièrement développées. Ces Reptiles sont alors privés de cette portion de la colonne osseuse centrale, destinée pri- mitivement à leur servir de rame pour se mouvoir dans l’eau avec l’agilité des Poissons, dont ils avaient les formes, dès les premiers temps de leur existence, qui commence toujours dans un fluide liquide.

Ce défaut de la queue sert également à distinguer les es- pèces comprises dans le premier sous-ordre des Batraciens PéromëLes qui, par la forme arrondie et l’allongement consi- dérable du tronc, ressemblent à des Serpents sans queue, dont le corps cylindrique , sans membres articulés, n’a pour support qu'une très-longue échine qui peut seule faciliter leur progression réduite par cela même à une sorte de ramper.

Après avoir ainsi énoncé, d'une manière générale, les par- ticularités importantes que présentent ces Reptiles puis- qu’elles étaient nécessaires pour les faire distinguer de tous les autres Batraciens, j’exposerai avec détails les modifica- tions de structure qui sont propres à confirmer les avantages

EN GÉNÉRAL. o

de la méthode rationnelle d'arrangement de la classifica= tion que nous avons adoptée et qui a été admise par la plupart des Naturalistes de notre temps. Je terminerai ces considéra- tions préliminaires par l'indication des familles, des genres et des espèces comprises dans ce sous-ordre, subdivisé lui même en trois groupes, ayant chacun pour type et comme dénominateur, l’un des genres principaux qu'il renferme.

Rappelons d’abord les caractères essentiels des Batraciens Ürodèles :

Leur corps est étroit , allongé , le plus souvent arrondi, ter- _ miné par une grosse queue persistante el fort longue. Ils sont munis au moins d'une, ou le plus ordinairement 'de deux paires de pattes courtes, gréles, très-distantes entre elles, à peu près de mêmes longueur et grosseur ; leur peau est nue, gluante, lisse, ou comme verruqueuse, sans écailles; leur ventre présente, sous l'origine de la queue, l'orifice d’un cloaque saillant, ayant la forme d'une fente longitudinale à bords épais.

Maintenant, si nous comparons les Reptiles Batraciens de ce troisième sous-ordre avec ceux que nous avons rangés dans les deux qui précèdent, nous voyons d’abord qu'ils se rapprochen. des Péromèles (1) par la forme arrondie et pro- longée du corps, ceux-ci s’en éloignent par deux circonstances importantes à noter. C’est d’abord la privation absolue des membres et de la queue, ensuite la forme et la situation du cloaque, dont l’orifice est arrondi, tout à fait placé à l’extré- mité du tronc ou de l’échine, de sorte que les Péromèles, que nous avons aussi nommés des Ophiosomes, n’ont réellement pas de queue , puisquè leur échine ne se prolonge pas au delà du ventre. |

Quant à la distinction à établir entre les Urodéles et les

(1) De Tpos s qui manque, et de M:à7, membres, MypouesA ns Pri- valus pedibus, corpore mutilo, Â * quil

.. Tite BATRACIENS URODÉÈLES

Anoures (2) ; il suffit de comparer cette même forme étroite et le plus souvent cylindrique du tronc chez les uns, avec la largeur, la dépression, la brièveté et l'apparence trapue des autres ; mais il y a de plus à noter, chez ces derniers, la privation de la queue, la faiblesse et l’inégale longueur des membres, ainsi que la forme arrondie de l'ouverture commune aux résidus des aliments et des organes génito-urinaires, toujours située chez les Anoures à l’extrémité de l’échine.

Au reste, voici les caractères essentiels des Batraciens Urodèles :

Corps anguiforme, nu, légèrement déprimé sous le ventre.

Peau sans écailles, souvent humide, verruqueuse et mu- queuse, adhérente de toutes parts aux organes HRNANE Q par des fibres tendineuses.

Téte aplatie , étroite, à bouche nat peu fendue, le plus souvent munie de dents grêles, courtes, pointues, implantées dans les deux mâchoires, et presque toujours sur le palais.

Tronc arrondi en dessus, allongé, un peu déprimé en dessous, quelquefois plus gros dans la région moyenne , sou- tenu par des côtes très-courtes, non réunies à un sternum médian et toujours compris entre les membres et le cloaque.

Queue allongée, conique ou décroissante de la base à la pointe libre ; mais confondue à son origine avec le tronc ; le plus ordinairement comprimée en travers, élargie dans le sens de sa hauteur, pour agir sur l’eau à la manière d’une rame dirigée de droite à gauche ou réciproquement.

Pattes faibles et grêles; à bras, avant-bras, cuisses et jambes peu développés, à peu près d’égale longueur, d’une même grosseur et non renflés; mains et pieds trapus, courts, à doigts obtus, déprimés, à peu près égaux, variables dans

(1) De À, privatif, et de Ovpæ, queue. Avovpos, ecaudatus, privé de la queue,

EN GÉNÉRAL, 5

leur nombre, et souvent à peine indiqués, constamment privés d'ongles crochus.

Langue charnue, de formé variable, courte, presque entière, et constamment adhérente en dessous ou du moins non exser- tile, ou ne pouvant sortir de la bouche.

Point de éympan apparent, de conduit auditif externe, souvent pas de trompe gutturale ; pas de voix ni de COASse- ment sensibles.

Orifice du cloaque longitudinal , situé constamment à l’ori- gine et sous la base de la queue, se gonflant dans les deux sexes, se tuméfiant par ses bords ou dans l'épaisseur de ses lèvres, à l'époque de la fécondation.

Ponte sans l'assistance active des mâles; œufs distincts, isolés ou séparés les uns des autres, soit qu'ils sortent avant soit après la fécondation; à moins qu'ils n’éclosent dans le ventre de la mère, dite alors ovo-vivipare.

Métamorphoses peu évidentes ; les embryons, ou les jeunes Jarves, ayant toujours des Mandtee apparentes au dehors sur les côtés du cou, formant des sortes de panaches divisés en lames frangées ou en laciniures arrondies, arborisées, fixées sur trois ou quatre paires de fentes, entre la tête et les épaules, dont les marques, dites des cicatrices, s’oblitèrent ou persistent pendant toute la durée de la vie chez quelques uns des genres.

Nous avons pensé qu'il devenait inutile de reproduire ici tous les détails relatifs à la structure générale et aux fonctions des Batraciens urodèles, car nous aurions été obligé de répéter ce que nous avons exposé d’une manière à peu près complète, dansle second chapitre du volume précédent. Nous ne rappel- lerons ici que les circonstances principales et les faits les plus curieux de leur Histoire; mais dans un ordre méthodique en indiquant en notes les pages dans lesquelles le lecteur trouvera les renseignements les plus importants à consulter sur l'or-

6 BATRACIENS URODÈLES ganisation les facultés singulières Idont jouissent ces Reptiles, en étudiant chacune de leurs fonctions.

Organes du mouvement (1). Quoique tous les Urodèles soient pourvus de pattes, leurs membres sont généralement fort mal organisés pour communiquer au corps des mouvements géné- raux et rapides de translation sur la terre. En effet, quand ces Batraciens en ont deux paires, ce qui est le cas le plus ordinaire, ces membres se trouvent tellement distancés entre eux, si faibles et si courts, qu'ils ne sont plus aptes à sup- porter la région moyenne du tronc. Le ventre traîne pénible- ment sur le sol, car les pattes n’ont pas assez de force ni de longueur pour soulever et soutenir long-temps le poids de la tête et surtout celui de la queue. Dans l’etat de repos, ces régions restent constamment appuyées sur le terrain. Aussi, peut-on reconnaître que la plupart des Urodèles sont très- lents ; qu'ils ne grimpent pas; leur corps arrondi, fort lourd, et leurs doigts courts et mal conformés, quelquefois réduits au nombre de deux ou trois, n’ayant jamais d'ongles crochus. Généralement, leurs pattes sont à peine ébauchées; les bras, les jambes, les cuisses sont grêles, arrondies, maigres mal articulées sur le tronc ; souvent leurs doigts sont à peine indi- qués, au nombre de deux, de trois, tout à fait mousses, obtus et sans ongles.

Dans l’eau, les Urodèles peuvent se mouvoir avec beaucoup de prestesse et de facilité, à l’aide des inflexions rapides qu'ils impriment à leur tronc dont la longue échine est composée de vertèbres nombreuses, surtout dans la région qui la termine. Chez la plupart, la queue est comprimée de manière à remplir l'office d’une longue nageoire très-puissante, qui frappe le liquide comme l’uroptère verticale ou nageoire caudale des Poissons. Il y à même une observation très-curieuse à faire connaître ici ; c’est que chez les espèces qui ne se rendent dans

(1) Erpétologie générale, , VIT, pages 57, 58, 61, 91 et 98.

EN GÉNÉRAL, F,

les éaux qu'a l’époque de la fécondation, la queue, surtout dans les mâles, se garnit de membranes verticales frangées et coloriées, sortes de vêtements de noces, qui S’oblitèrent aussitôt que les individus retournent sur le terrain humide qu'ils habitent pendant l'été. ;

Quant aux organes de la sensibilité (1), nous rappellerons que les Urodèles ont l’intérieur ou la cavité du crâne modelée sur la saillie du cerveau, qui est aplati, allongé et peu volu- mineux ; mais son prolongement rachidien, ainsi que les nerfs qui en proviennent, sont beaucoup plus développés et plus nombreux que les cordons nerveux dont l’origine est dans l’encéphale et qui sont destinés aux organes des sens. Aussi leur irritabilité générale et passive est-elle beaucoup plus manifeste, et persiste-t-elle plus longtemps, même après que la tête a été séparée du tronc.

Le toucher, la peau et la mue (2). Les téguments sont cons- tamment adhérents aux parties qu’ils recouvrent, ce qui est tout à fait différent de ce qui a lieu chez les Batraciens Anoures. La couche du pigment coloré offre souvent les teintes les plus brillantes, et quelquefois aussi les plus ter- nes, suivant l’âge, les sexes et certaines époques qui varient comme les saisons, et cela chez les individus d’une même es- pèce. L’épiderme se détache le plus souvent en totalité en une seule pièce, sorte de dépouille générale ou d’enveloppe membraneuse, qui se trouve alors retournée et entraînée comme une ombre au bout de la queue, simulant un spectre qui, flottant dans l’eau, semble être poursuivi , mais en sens inverse, par l'animal dont il a toutes les formes et les di- mensions, .

La peau des Urodèles, toujours nue et muqueuse, est per- cée de pores nombreux, dont les orifices communiquent dans

(4) Erpét. génér., torn. VIET, page 182, (2) Zbid. tom. VIT, p, ii,

8 BATRACIENS URODELES

la cavité des glandes mucipares et odoriférantes , distribuées sur toute Ja périphérie, ou réunies dans quelques régions, comme dans celles des parotides, des flancs et des diverses articulations (1). Cette peau absorbe et exhale facilement l’eau soit liquide, soit en vapeurs, et peut-être quelques portions du gaz de l’atmosphère dans laquelle l’animal est plongé, ce qui supplée alors à la fonction respiratoire. Cette faculté ser- virait à expliquer comment ces Reptiles peuvent résister pen- dant long-temps à l’action d’un air vicié, à celle d’une grande chaleur, sans que leur température propre s'élève ou se mette en équilibre avec celle de l’atmosphère ambiante.

Quelquefois des replis longitudinaux règnent sur le dos ils se développent comme des crètes; il y en a le long des flancs, et dans la région des membres. Ce sont parfois des lobes cutanés qui dilatent les avant-bras, les jambes et sur- tout les doigts et les orteils, de manière à les réunir en une sorte de palmure qui disparaît souvent après la saison des amours (2).

L'odorat (3). Les fosses nasales ont en général un trajet très-court et pénètrent un peu obliquement du bord externe du museau à la partie antérieure et latérale du palais, dans l'espace non osseux qui correspond au plancher de l'orbite _par des orifices sur lesquels la langue peut s'appliquer. Leur entrée est munie d’une sorte de soupape membraneuse, qui ne se retrouve pas à la sortie : la cavité de ces narines internes est peu développée et sans sinus; c’est un simple tuyau, qui semble même s’oblitérer dans les derniers genres de ce sous- ordre des Urodèles, comme dans les Protées et les Sirènes, qui conservent leurs branchies pendant toute la durée de leur existence. Il est vraisemblable que les Reptiles de cet ordre

(1) Erpét., génér., tom. VIIE, p. 185. (2) Ibidem, p. 175. (5) Ibidem, p. 118

EN GÉNÉRAL. 9 n'avaient pas en effet grand besoin du secours du sens de l’odorat ; peut-être même leur devenait-il inutile, l'animal restant constamment plongé dans un milieu liquide les odeurs, étant dissoutes et non gazeuses, ne pouvaient pas être appréciées autrement que par la saveur. D'ailleurs, lorsque ces espèces d’'Urodèles à branchies persistantes recherchent leur nourriture, qui est toujours un petit animal vivant, cette proie est principalement indiquée par ses mouvements, si elle ne s’est pas fait distinguer d’abord par la vue.

Le goût. (1). La langue est toujours complétement charnue, située entre les branches et en avant de la mâchoire infé- rieure; elle est plus ou moins mobile; sa surface molle est recouverte de papilles, le plus souvent elle est gluante ou visqueuse ; en général elle est très-contractile. Les nombreu- ses modifications qu’elle présente nous ont servi pour établir et caractériser quelques genres d’après ses formes et ses at- taches ou ses connexions, diverses particularités dont nous avons même fait dériver les noms, Comme les aliments pas- sent rapidement par la bouche, la langue paraît cependant être plutôt ici un instrument de préhension as organe appelé à discerner les saveurs.

L'ouïe (2). Jamais il n’y a de tympan apparent, ni d'oreilles visibles à l’extérieur chez les Urodèles, cependant on trouve les organes internes de l'audition dans l’intérieur des os du crâne qui correspondent aux temporaux chez la plupart, ex- cepté dans les dernières espèces qui sont à pen près appelées à vivre, comme les Poissons, il n’y a plus trompe guttu- rale, ni de gaz dans la caisse pour répéter ou reproduire les vibrations communiquées par l’atmosphère aërienne, mais bien par un fluide liquide.

La vue (5). Presque tous les Urodèles ont des yeux ; mais

(1) Erpét. génér. tom. VELL, p. 119. (2) Ibidem, p. 121. (3) Ibidem, p. 123.

m

10 BATRACIENS URODÈLES,

ces organes n'existent plus, ou plutôt on n’en retrouve que les rudiments sous la peau, dans les Protées qui vivent dans des cavernes la lumière ne pénètre pas. Ces yeux, comme chez les Poissons, n’ont pas de paupières dans les Amphiumes et les Sirènes. Chez les Salamandrides, ces organes sont géné- ralement bien constitués avec des paupières mobiles et même avec des glandes lacrymales.

Organes de la nutrition. (4). Le canal intestinal est relati- vement plus long ec: même plus ample dans les tétards, parce que, sous celte forme, ces jeunes animaux s’alimentent de matières végétales. Généralement les Urodèles recherchent des animaux vivants ou qui donnent encore quelques signes de vie ou de mouvement. Cependant, comme la bouche des Urodèles n’est pas très-dilatable et que la plupart n’ont pas les dents tranchantes , il était nécessaire que l’orifice destiné à l’intro- duction de la proie fut calibré, ou au moins d’une largeur égale au plus grand diamètre de la victime ou à l’évasement que permet la disjonction de la symphyse un peu mobile des branches de la mâchoire inférieure, car ellesnesont maintenues en contact que par un court ligament élastique. Comme les muscles temporaux et les autres organes destinés au rappro- chement des mâchoires ont généralement peu de puissance, parce qu'ils sont grêles et très-courts, leur action se trouve, par cela même, très-bornée. \

La plupart offrent sur le palais de petites dents pointues, recourbées, sur lesquelles la langue fait frotter la surface de la proie, comme sur une râpe. On peut croire que les denis des mâchoires ne remplissent l'office que de crochets analo- gues aux pointes nombreuses des fils métalliques dont on arme les plaques de cuir pour former les cardes destinées à séparer, redresser et démêler les brins de matières qui dei- vent être employées dans la filature. La distribution des cro-

(1) Erpét. génér., tom. VIET, p. 24. *

EN GÉNÉRAL, Al chets palatins, leur mode d'implantation symétrique en tra- vers et en long sur des lignes régulières et diversement cour- bées, nous ont fourni, comme à M. de Tschudi , de très-bons caractères pour l'établissement de certains genres.

Ces dents sont donc destinées uniquement à saisir, pincer et retenir la proie dont une PERUSE est déja troduite dans la bouche.

Il n’y a dans cette cavité buccale ni épiglotte, ni voile du palais, ni de grosses glandes salivaires, mais des cryptes qui fournissent une sorte de bave visqueuse destinée à engluer la surface de la proie pour la faire glisser plus facilement dans l’œsophage ou à l'entrée du tube alimentaire.

Cette sorte de trémie musculaire courbe , plissée , exten- sible se prête, ainsi que la gorge , à une assez grande expan- sion. Ce gosier , ou ce pharynx , est soutenu dans l'épaisseur de son tissu musculeux par les cornes osseuses et cartilagi- neuses de l’hyoïde dont les moyennes font l'office de lames thyroïdiennes. Ces parties restant ainsi fort développées, puisqu’à l’époque première de la vie, chez les Urodèles , le mode de la respiration était uniquement aquatique, s’opérant en dehors sur des branches semblables à celle des Poissons. Ces pièces, ou cornes de l'os hyoïde , sont surtout très-pro- longées chez les grandes espèces d'Urodèles qui conservent , pendant toute la durée de leur existence, les longues bran- chies , flottantes comme des panaches rutilants , tels qu’on les voit dans les Protées , les Sirènes et les Axolotls, lesquels restent constamment dans les eaux qui les ont vus naître.

* L’estomac des Urodèles est un sac dilatable , qui fait pour ainsi dire portion continue de l’œsophage ; on y voit une sorte de rétrécissement pylorique; mais le reste du tube intestinal, abstraction faite de sa forme allongée , correspondante à celle de la cavité abdominale , offre les plus grands rapports avec ce qu'on observe dans les Batraciens Anoures. Il se termine par un cloaque en fente longitudinale ; dont les bords portent

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12 BATRACIENS URODÈLES

des replis de la peau renflée, qui se gonflent , se colorent di- versement et qui restent tuméfiés , comme les grandes lèvres d’une sorte de vulve , surtout à l'époque a lieu la féconda- tion dans l’un et dans l’autre sexe. Cette fente génito-urinaire, à laquelle aboutit également l’extrémité du tube intestinal, se présentant toujours dans le sens de la longueur du corps, est, comme nous le disions , tout à fait caractéristique, puis- que dans la plupart des Sauriens , les Crocodiles exceptés , et chez tous les Ophidiens, l’orifice du